Visons maltraités, visons martyrisés mais visons libérés !
Free ! Set me free ! Freedom...Freedom...Freedom !
" Vois sur ton chemin
Visons oubliés égarés
Donne-leur la main
Pour les mener
Vers d'autres lendemains
Donne-leur la main
Pour les mener
Vers d'autres lendemains"
Vois sur le Chemin-Les Choristes- (légèrement arrangé !)
Vendredi dernier, aux premières lueurs de l'aube, à Grabow (est de l'Allemagne), pas très loin de Berlin, un groupe discret et efficace a libéré 17000 visons (photos) de leurs cages.
Que faisaient ces charmants mustélidés dans ces cages ? Ils attendaient qu'une mort ignoble les délivre d'une détention non moins sordide et être ensuite dépouillés au sens propre, pour le bénéfice de malfaisantes qui gémissent de plaisir en portant cette si belle fourrure sur leurs épaules.
Les fermes d'élevage de visons, il y en a beaucoup. En Allemagne certes mais également au Danemark et aux Pays-Bas, où l'industrie de la fourrure se porte plutôt bien.
C'est vrai qu'elle est douce, la fourrure de ces bestioles. Les visons raffolent de l'eau, des bains, mais afin qu'ils ne puissent pas la salir d'une quelconque façon, on leur refuse, même pour quelques secondes, ce petit bienfait.
Ils ne quittent donc jamais leurs cages étroites et rudes.
Les gars et filles qui ont découpé les clôtures cette nuit là, ouvert les cages, sont donc à féliciter.
Bon, en même temps, l'éleveur qui a perdu son stock de visons à écorcher ne sera pas content, surtout qu'il n'en récupéré qu'une faible partie, d'après mes infos (1/3 des animaux) avec l'appui d'un escadron de gendarmes et de pompiers (50 !).
Ce qui m'a scotché direct, c'est que cette action a été trés critiquée par le porte-parole de la section allemande du WWF (World Wildlife Fund), un certain Joern Ehlers, qui a prévenu que ces animaux relâchés allaient mourir de faim puisqu' incapables de s'attaquer à leurs proies naturelles.
Eh ducon, on allait en faire quoi, sinon, de ces visons, prostrés dans leurs cages ? Les conduire dans un centre de loisirs, en colo ?
Et l'autre abruti, responsable de l'association de protection animale Vier Pfote (4 pattes), Thomas Pietsch qu'il s'appelle, qui juge cette action irresponsable car un certain nombre de ces animaux divaguant risquent de se faire écraser par des bagnoles.
Tu n'as pas réfléchi un peu et conclu que de toute façon, le sort de ces pauvres bêtes ne pourra pas être pire que celui qui leur été promis ?
Qu'au moins, ils gardent une chance de s'en sortir, amaigris sûrement, poils salis peut-être, mais libres, vivants, gambadant...

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