L'effaceur d'espèce ne pourra pas se payer une deuxième voiture

C'est le prix d'une bagnole ordinaire, d'entrée de gamme. Onze mille euros, c'est en effet le prix que ce type va mettre pour avoir tué une espèce protégée.
Il y a en qui vont dire que c'est quand même pas mal, comme amende.
Si à chaque fois qu'un viandard s'en prend à une espèce protégée (comme le Bruant ortolan, suivez mon regard...) et qu'il est forcé par la justice de raquer cette somme, ça en calmera plus d'un.
Un avocat a même relevé que le jugement en question était à considérer comme "un appel à la responsabilité individuelle" des chasseurs. Je pouffe.
Mais le problème, de taille, c'est que le chasseur condamné avait ôté la vie du dernier spécimen femelle de l'espèce !
Le dernier. L'ultime. Plus d'animal, plus d'espèce...Eteinte, disparue à jamais dans les mémoires du règne du vivant.
L'espèce est le premier taxon, l'unité de base dans la classification du vivant. Juste après il y a le Genre, puis la Famille.
La bestiole que l'exterminateur d'espèce a effacée de la surface du globe en novembre 2004 était du Genre Ursus et de la Famille des Ursidés.
Elle avait un petit nom. Elle s'appelait Cannelle. C'était la dernière ourse de souche pyrénéenne.
René Marquèze a donc été condamné en appel, au civil (il avait été relaxé au pénal), pour délit de destruction d'espèce protégée.
Il n'exclut pas un pourvoi en cassation.
Peut-être trouve-t-il que la sanction est trop faible pour un tel acte ? Je pouffe...

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