ça branle dans le manche

La racaille des arènes a eu chaud !

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Ainsi que tu l'as appris, Christian Laborde et Claire Starozinski ont été écartés volontairement du plateau télé de l'émission de G.Durand , 'l'objet du scandale', diffusée par France 2.
Enregistrée hier mardi 31 mars, cette émission débat était consacrée à la corrida.
L'auteur d'un livre à paraître (le 08 avril) sur l'art de torturer sous le soleil et la présidente de l'Alliance Anticorrida ont été interdits de porter la contradiction à ce gang, toujours les mêmes d'ailleurs, de pro-taurin officiels qui répètent en boucle que la culture méditerranéenne est inséparable de la corrida et bla bla bla...
 

Une étape supplémentaire dans la mainmise des ennemis du vivant sur les médias a été donc franchie : les tortionnaires des arènes choisissent leurs interlocuteurs quand il y a lieu de débattre.
Très forts pour affaiblir leur adversaire préalablement au combat, diminuant ainsi considérablement les risques, les aficionados n'ont pas cette possibilité sur un plateau télé.
Ils choisissent par conséquent la dérobade et la lâcheté; peur des mots qui fâchent, crainte de devoir bafouiller de misérables arguments au vu et au su de milliers de téléspectateurs.

La photo, réjouissante, qui illustre cet article montre David Luguillano être ramassé par des homme de la sécurité de l'arène de Zamora.
Il a suivi le cycle d'une lessive de linge blanc : lavage à haute température, rincage et essorage. Complètement nettoyé par le toro, aussi vif qu'une serpillière trempée, il s'en est plutôt bien sorti, le fumier. Contusions multiples, c'est tout.

Allez ! On se refait un peu de lecture de 'Corrida basta', le bouquin décapant de Christian Laborde :

"Cher taureau, ils veulent t’éviter l’abattoir et, à cette fin, te font entrer dans l’arène. Mais l’arène, c’est la boucherie. L’organisation est la même qui conduit à la mort par le pistolet ou par l’épée : sélection, élevage intensifs, interminables transports, couloir de la mort et, du côté des hommes la répartition des tâches.
Chacun à son poste. Dans l’enceinte de l’abattoir, à celui qui assomme succède celui qui saigne et, à celui qui saigne, celui qui dépèce.
Dans les arènes et ses abords, à celui qui scie les cornes à vif succède celui qui pique, à celui qui pique succède celui qui harponne et,à celui qui harponne, celui qui tue. Tu noteras, taureau, une différence : à l’abattoir, on commence par la mort et l’on finit par la boîte de conserve. Dans les arènes, l’on commence par la torture et l’on finit par la mort."


Article ajouté le 2009-04-01 , consulté 9 fois

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